Le Westminster Hôtel barrière : le lieu qui sert vos envies

Pendant 24 heures, le magazine Business Event a eu l’occasion de visiter le Westminster Hôtel Barrière. Une occasion unique de voir également d’un autre œil, la ville du Touquet Paris-Plage. Le bassin d’Arcachon, mais dans le Nord !

Un hôtel pétri d’histoire

Qu’est-ce qu’on en commun B.B. King, Maurice Ravel, la princesse Stéphanie de Monaco, Daniel Balavoine, Dany Boon et Emmanuel Macron ? A priori, pas grand-chose. Pourtant, tous ces personnages ont à un moment donné dans leurs vies, résidé au moins une fois le Westminster. Pour la petite anecdote, alors tout droit sorti du milieu bancaire et rapporteur adjoint de la commission pour la croissance française, Emmanuel Macron épouse au Westminster, une fille de la région dont les parents sont propriétaires d’une chocolaterie dans la galerie marchande : Brigitte Trogneux.

L’hôtel ouvre en 1924 et, est prisé de tout le royaume anglais. Maharajah, princes, rois : tout le Commonwealth s’arrache ce bijou français à l’odeur anglaise. La construction de l’hôtel édifiée dans le style Art déco à l’emplacement d’un éphémère « casino de la Forêt », a débuté par l’aile ouest sur les plans de l’architecte Auguste Bluysen et construit par l’entreprise Belge Monnoyer. Cette partie est inaugurée en 1924. Deux ans plus tard, l’hôtel s’agrandit, sur les plans de l’architecte Raoul Jourde, avec l’édification de l’aile Est et de l’entrée actuelle.

Et puis d’un coup, pa-ta-tra ! Tout va à vau-l’eau. En 1939, le monde entre en guerre et l’Allemagne Nazie conquiert l’Europe de l’Est à une célérité ahurissante. Belgique, Hollande, Pologne, tout le monde passe sous coupole nazie. La France vichyste capitule en juin 1940 et Hitler parade froidement sur Paris. L’Allemagne coupe la France en 2 et l’Allemagne prend possession du Touquet-Paris-Plage. Des hauts dignitaires comme Erwin Rommel ou Goebbels s’installent au Westminster et y détruisent de nombreuses œuvres d’art. Les nazis la considèrent comme “dégénérés”.

Un hôtel aux normes internationales

Si l’hôtel est bombardé en 1944, il rouvre en 1946. Depuis, les différentes familles à la tête du joyau se sont attelés à faire de l’hôtel, un lieu de villégiature très prisé. L’hôtel a subi de nombreuses modifications. Aujourd’hui, il y a 3 grandes salles qui peuvent accueillir 250 personnes et donnent jusqu’à 350 m2. Il y a également 3 petites salles de sous-commissions (2 sur 3 sont modulables). En tout, ce sont 10 salles de réunion que regroupe le Westminster.

Dans la fin des années 2010, Joy Desseigne-Barrière & Alexandre Barrière, propriétaire du groupe Barrière, rachètent l’hôtel. Les deux Parisiens amènent avec eux un rêve : faire du palace, un palace 5 étoiles ! En 2019, l’hôtel ferme pour rénovation. L’architecte Bruno Borrione est à la baguette. Pour lui : “Ce qui peut être restauré ou restitué l’est. Et quand le projet le permet, des interventions contemporaines se glissent dans cet écrin. La grande fresque du bar en est l’exemple le plus significatif.

L’objectif ? “Ré-enchanter Le Westminster” ! Tableaux de l’art moderne et ours polaires en miniature dans les chambres, tapis au sol aux couleurs jaunes et blanches criardes : Borrione crée tout pour permettre au touriste de passer une expérience exceptionnelle. Un coin VIP est même créé pour les très jeunes touristes avec des animateurs ayant l’obligation d’avoir le BAFA. Pour quelques euros de plus, ils sont même là pour garder vos bambins lors des repas. L’hôtel obtient également la certification ISO20121, ce qui fait d’elle le premier groupe hôtelier à l’obtenir. Cette certification, créée lors des JO 2012 de Londres, certifie qu’une organisation gère ses événements de manière responsable.

Après un long interlude dû au COVID-19, le Westminster rouvre le 25 septembre 2020, et en 2021 le Graal ultime : le 10 juin de cette année, l’hôtel obtient sa 5e étoile. Il devient ainsi le seul hôtel cinq étoiles de la Côte d’Opale. Pour cette étoile, l’hôtel a dû passer de 115 à 104 chambres. Mais également supprimer des chambres single. La carte de l’hôtel est exclusivement avec des produits de saison, comme l’exigent les propriétaires.

Le Touquet-Paris-Plage, le condor du MICE

En langage golfique, il s’agit de réussir en un coup un trou prévu en 5 coups. Cette marque est extrêmement rare. Mais c’est qui encore plus rare au Touquet, c’est de ne pas parler golf ! La ville à 4 000 habitants reçoit 700 000 visiteurs par an et parmi lesquels la plupart sont des fanas de golf.

L’histoire du Touquet démarre en 1837, quand, lors d’une vente aux enchères, un hectare de 1600 est en vente. Alphonse Daloz, notaire à Paris, veut y planter du pin, du topinambour, et des pommes de terre. En 1850, il plante une forêt où il pratique la chasse avec Hippolyte de Villemessant, un journaliste français. Le 9 avril 1882, Alphonse Daloz crée le premier lotissement, dessiné par Raymond Lens, géomètre à Étaples, et l’appelle « Paris-Plage », reprenant la proposition d’Hippolyte de Villemessant. Alphonse Daloz meurt en 1885, mais les constructions vont se développer.

Le mot Touquet vient du mot “touque” qui, dans le vieux dialecte local, désigne la pointe, l’angle.

Petit fast forward dans le temps : dans les années 50, les années d’après-guerre, la ville connaît un tourisme de masse. L’Assemblée Nationale promulgue la loi sur les congés payés, et avec cela la naissance d’une nouvelle classe moyenne qui surgit. Beaucoup achètent par la suite des lotissements dans la ville. La ville est visitée, la plupart du temps, par nos voisins anglais et belges. Ils viennent en chasse de nos terrains de golf qui sont très prisés. 17 %, c’est le pourcentage de la clientèle anglaise au Westminster par exemple.

En 2003, la ville connaît une petite polémique : Bertrand Delanoë, alors maire de Paris, veut créer à Paris un espace balnéaire pour ceux qui ne peuvent pas descendre dans le Sud. Un lieu qui ramènerait le Sud aux Parisiens, avec ses plages et son sable fin. Germe alors l’idée d’un espace aquatique en Paris sur la Seine : “Paris Plage”. Mais s’installe alors le problème du nom, vu qu’il y a déjà une ville qui s’appelle Paris-Plage. Delanoe somme la mairie du Touquet d’abandonner le Paris-Plage, rien que ça. Mais Léonce Deprez, insubmersible maire d’alors du Touquet refuse et tient tête au parigo Delanoë. La situation s’envenime quand les Touquettois l’apprennent et refusent eux aussi d’abandonner ce nom.

Finalement, la situation est toute trouvée : il y aura désormais le Touquet-Paris-Plage et chaque été à Paris, le “Paris PlageS”. Un S qui arrange tout le monde en somme.

Mais si aujourd’hui, le Westminster, et le Touquet en général est une coquette destination MICE, c’est aussi pour son festival de musique le “Touquet Music Beach Festival” et sa fabuleuse course de moto-cross sur sable, l’Enduro du Touquet Pas-de-Calais.

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