Face à la montée en puissance de Trenitalia sur les grandes lignes françaises, la SNCF accélère sa stratégie de montée en gamme. Depuis le 8 janvier 2026, les premiers TGV INOUI équipés de la nouvelle offre Optimum circulent sur l’axe Paris-Lyon. Cette classe premium vise clairement les voyageurs d’affaires, tout en élargissant la cible vers une clientèle loisirs haut de gamme et internationale.
Une réponse directe à la concurrence ferroviaire
Tout d’abord, l’arrivée de Trenitalia sur Paris-Lyon a rebattu les cartes. La ligne reste l’une des plus rentables du réseau, avec 6,5 millions de voyageurs par an. Près de 40 % des passagers voyagent pour des raisons professionnelles. Dans ce contexte, la SNCF a choisi d’agir rapidement.
Dévoilée à l’IFTM Top Resa, l’offre Optimum remplace progressivement l’ancienne Business Première. Elle se décline désormais en deux niveaux : Optimum et Optimum Plus. L’objectif reste clair : proposer une expérience plus lisible, plus cohérente et plus attractive pour les entreprises.
Une offre pensée pour la flexibilité et le confort
Ensuite, Optimum mise sur des fondamentaux très attendus par les voyageurs d’affaires. Les billets restent échangeables et remboursables sans frais. Le tarif reste fixe par destination, quelle que soit la date de réservation. Cette approche répond à un besoin fort de prévisibilité budgétaire.
À bord, les passagers profitent d’un espace dédié, calme et confortable. L’accès aux Salons Grand Voyageur Le Club TGV INOUI complète cette expérience, notamment à Paris-Gare de Lyon et Lyon Part-Dieu. La SNCF cherche ainsi à proposer un parcours fluide, de la gare jusqu’au siège.
Optimum Plus : une montée en gamme assumée
Cependant, c’est Optimum Plus qui marque la véritable rupture. Cette déclinaison premium inclut un service de restauration servi à la place. La SNCF s’appuie sur trois années de retours d’expérience pour améliorer cette prestation.
Les menus s’inspirent de la culture bistronomique française. Trois propositions tournantes composent l’offre, avec des versions viande, poisson et végétarienne. Les plats arrivent froids, mais soignés et qualitatifs. Les boissons restent disponibles à la demande.
Par ailleurs, un hôte dédié accompagne les voyageurs Optimum Plus. Ce service personnalisé renforce la dimension premium du produit et répond aux attentes d’une clientèle exigeante.
Une organisation pensée pour la rentabilité
D’un point de vue opérationnel, la SNCF encadre strictement cette montée en gamme. Dans une rame TGV Océane, une seule voiture accueille l’offre Optimum Plus. Elle compte environ 37 places. Cette capacité limitée garantit le calme et le confort, tout en imposant des taux de remplissage élevés.
Le prix reflète ce positionnement. Un aller simple Optimum Plus s’affiche à 180 euros. Avec la carte Liberté, le tarif descend à 108 euros. L’écart avec la Première full flex sans restauration reste volontairement contenu. En contrepartie, les entreprises bénéficient d’une facturation unique, ce qui simplifie la gestion des notes de frais.
Une stratégie sous observation
Enfin, la SNCF observe attentivement les premiers résultats. La suppression du terme « business » dans l’appellation traduit une volonté d’élargir la cible. Les voyageurs loisirs premium représentent un relais de croissance identifié.
Un premier bilan interviendra après six à huit mois d’exploitation. La satisfaction client, l’image de marque et le taux de remplissage serviront d’indicateurs clés. En fonction des résultats, la SNCF pourrait étendre Optimum Plus à d’autres axes stratégiques.
